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 bienvenue dans l'abime de nos destinées. (benjamin)

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MessageSujet: bienvenue dans l'abime de nos destinées. (benjamin)   Ven 23 Nov - 7:58

Assise en boule dans un coin de son appartement, Salomée pleurait à grosse gouttes.

***
Son attitude pouvant se révéler dangereuse pour lui-même, et Salomée tenant plus à lui qu'elle ne l'aurait voulu, elle avait acheté un bipper à son père pour qu'il l'appelle en cas de problème. Au grand soulagement de sa fille, il rechignait énormément à en faire usage, n'aimant pas le moins du monde avouer sa faiblesse, sa dépendance. Pourtant, cela ne datait pas d'hier : sans sa fille, il n'aurait jamais pu se débrouiller seul. Cela dit, il vous répondrait du tac au tac que, sans sa fille, il ne serait pas dans cette situation : il aurait toujours sa femme bien-aimée à ses côtés...
Ce jour-là pourtant, alors qu'elle s'apprêtait à sortir faire des courses - chose fort banale, qu'elle faisait rarement, préférant l'achat en ligne, et qui la mettait dans des situations, d'une part ridicules, et d'autre part dans lesquelles elle ne semblait pas à sa place, même pour un témoin externe ne la connaissant pas - elle sentit dans sa poche vibrer le bipper avant qu'il ne se mette à émettre des sons stridents forts désagréables. Un instant, la jeune femme fut déconcertée. Elle pensa même ignorer l'appel. Elle était persuadée qu'il était possible que son géniteur l'appelât simplement pour contrarier ses plans. Mais elle ne put s'y résoudre malgré leur haine réciproque. Reposant son cabas, elle en sortit seulement son trousseau de clés, qui contenait celles de son appart et de celui de son père, et sortit de son logis pour grimper les marches quatre à quatre. Ses grosses chaussures noires semblaient l'entrainer dans cette course folle vers l'homme qu'elle maudissait le plus au monde. A peine essoufflée, elle mit la clé dans la serrure et fit tourner le verrou... pour tomber sur son père, à quatre pattes dans l'entrée de la salle de bain. Il venait de vomir ses entrailles, et Salomée ne put réprimer une grimace de dégoût.
Ce que voyant, Monsieur Barton ne prit pas la peine ni de se relever - il en était de toute façon bien incapable - pour commencer à l'injurier de tous les noms. Exactement ce qu'il fallait pour mettre fin au sentimentalisme qui reprenait la demoiselle : sans un regard pour lui, elle l'enjamba et se dirigea vers la cuisine, où se trouvait tout le matériel dont elle aurait besoin pour réparer les dégats. Et pendant qu'elle nettoyait son vomis, l'aidait à se redresser et l'installait du mieux qu'elle pouvait sur son fauteuil préféré, lui, masse lourde, inerte, puante, lui hurlait à la figure son malheur sans songer qu'elle le ressentait au moins autant que lui. Le même refrain revenait souvent, signe d'une consommation plus forte que d'habitude d'un alcool probablement à la fois plus fort et de moins bonne qualité. Si la mère de Salomée, noyau de toute cette situation, était souvent nommée quand Leon criait ainsi sur sa fille - à savoir la moitié de son temps éveillé - elle l'était rarement autant qu'aujourd'hui, d'une façon moins virulente. Stoïque, Salomée l'écoutait lui dire qu'elle était la faute de sa mort, qu'elle ne méritait pas d'avoir prit sa place, qu'elle aurait du se donner du mal pour rendre sa mère fière, qu'elle n'était qu'une trainée, d'ailleurs ça se voyait à cette façon de s'habiller, qu'elle ne méritait pas la vie, qu'il regrettait d'avoir ruiné sa vie et celle de Mary pour une telle enfant... On pourrait croire que l'habitude avait rendue la jeune femme insensible à ce genre de discours, mais ce n'était pas le cas. Une blessure continuellement rouverte ne se ferme pas facilement ; elle se cache sous des pansements, des plâtres, des cicatrices. Elle se tait.

***
Alors Salomée pleurait quand elle rentrait chez elle. Lui ne devait pas la voir ainsi. Jamais elle ne lui donnerait la satisfaction de voir ses larmes couler. Il l'avait trop humilier quand elle se laissait aller dans son enfance, pleurant à chaudes larmes, essayant de se réfugier dans des bras qu'elle avait longtemps espéré paternels. C'était fini désormais.
Comme le son du gong qui délivre, le son de la cloche qui libère, ce fut le sifflement caractéristique du détecteur à anomalies d'origine alien qui arracha Salomée à ses pleurs et à ses pensées noires. Elle se redressa avec un sourire amère et se regarda dans son grand miroir mural. Elle essuya les traces de maquillage noir qui avait coulées avec ses larmes, attrapa son eye-liner pour redessiner le contour noir de ses yeux, enfila six anneaux à ses oreilles et vérifia le contenu de son sac. Elle était parée.
Elle s'arma de l'engin - elle l'avait fait aussi discrêt que possible, mais comme elle n'y connaissait pas grand chose en technologie alien, elle y avait mit tous les éléments qu'elle avait trouvé et qui pouvait potentiellement lui servir. Aussi, peut-être y avait-il de nombreux morceaux de la machine qui ne servaient à rien, mais elle préférait ne toucher à rien, ne sachant pas quoi, exactement, détectait les aliens ou autres anomalies temporelles - elle avait appris que le monde a encore plus de ressources que quiconque ne pouvait l'imaginer. Du coup, il avait des antennes, des boutons, des fils de fer, un interrupteur... Et, essentielle : la petite carte de Londres électronique. Plusieurs petits points se baladaient - cas repérés en rose, personnes connues en violet, non encore visité en bleu, et fausse alerte en vert. La nouvelle cible détectée par l'appareil apparaissait en rouge clignotant.Salomée cliqua dessus et le point se fixa.Visiblement, qui que ce soit - quoi que ce soit - il allait vers le British museum. Salomée laissa échapper un soupir las : elle détestait ce vieux batiment rempli d'histoire. Elle avait du mal avec les traces du passé.
Elle sortit de chez elle et rattrappa rapidement le point rouge. Observant tous les gens présents aux alentours, elle continua de suivre le point rouge qui avançait sur sa petite carte, éliminant peu à peu ceux qui ne pouvaient pas être lui. Finalement, elle décida que c'était ce jeune homme, beau garçon, l'air arrogant, le regard fier, bien habillé. Un snob? La demoiselle leva les yeux au ciel avec un sourire narquois. Un alien aurait tendance à prendre les magasines pour modèle, non ? Et souvent, on présente plus la haute société que la petite, dans ce genre de papier. Aussi discrète que possible, Salomée s'approcha du jeune homme, tentant de voir ce qu'il faisait, cherchant des indices sur sa nature extra-terrestre.

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